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Emmanuelle Cordoliani a reçu l’essentiel de sa formation au Conservatoire National Supérieur d’ Art Dramatique de Paris puis à l’Institut Nomade de la Mise en scène.

Dramaturge et metteur en scène, elle rencontre des artistes prestigieux à l’occasion de projets rares ou atypiques : Natalie Dessay (Pelléas et Mélisande), Lambert Wilson (Schumann-Clara-Brahms), le pianiste Eric Lesage (Les très longues fiançailles de Robert et Clara Schumann), Jonathan Nott (City Life), le violoniste Gordan Nikolic’ (Bach/Pétrarque), Stéphane Denève (Peer Gynt)…

Invitée régulière des Festivals de l’Empéri, Bach en Combrailles, Mens Alors ! et Sevicq Brezice, elle a l’opportunité de poursuivre un travail de création en compagnie d’instrumentistes, à la fois en qualité de dramaturge et d’interprète.

Emmanuelle met fréquemment sa plume au service de la médiation musicale de grandes formations orchestrales vers le jeune public. Il lui importe de concilier l’action pédagogique à l’intégrité artistique et d’imaginer des spectacles appréciables par toutes les générations.

Une collaboration suivie avec la Cité de la musique l’amène à créer certains opéras (Alcina, Don Giovanni, Le Nozze di Figaro…) à la fois dans leur version intégrale et dans un format « jeune public » d’une heure.

Depuis septembre 2002, Emmanuelle Cordoliani enseigne au CNSMD de Paris. Dans ce cadre privilégié et avec un enthousiasme jamais démenti, elle aborde un vaste répertoire et met en scène de nombreux spectacles : Dialogues des Carmélites, TheTurn of the screw, La Chauve Souris, The Rape of Lucretia…

Au cours des dernières saisons, on a pu voir son travail dans un répertoire aussi éclectique que choisi : L’Italiana in Algeri (Opéra de Montpellier), Pelléas et Mélisande (Royal Scottish Nation Orchestra), Alcina (Cité de la Musique), l’Enfant et les Sortilèges (Opéra de Besançon)…

Emmanuelle a fait l’année dernière un retour aux sources théâtrales en donnant successivement L’amour masqué de Messager sur un livret de Guitry au Musée d’Orsay et Athalie de Racine et Moreau avec la complicité de Kenneth Weiss.

Un enrichissant compagnonnage avec l’œuvre de Mozart l’amènera aux Nozze di Figaro, en mars 2010, après La Clemenza di Tito, Cosi fan Tutte en juin 2008 à Ajaccio, Don Giovanni en ouverture de la saison 2009 à l’Opéra de Limoges et Zaide à Rouen et Montpellier.

La saison 2009 / 2010 confirme Emmanuelle dans cet éclectisme avec l’Otello de Verdi (Limoges et Reims), Cendrillon de Pauline Viardot (Orsay), Rituel de Boulez avec l'Ensemble Inter Contemporain (EIC)…

Durant l'été 2010, elle intervient à l’Académie Européenne de Musique du Festival d’Aix-en-Provence et reprend pendant le festival Tant qu’il est jour, spectacle sur les dernières années de la vie de Robert Schumann, dans les jardins du Grand Saint-Jean.

En janvier 2011, Emmanuelle a monté O mon bel Inconnu de Reynaldo Hahn à l’Opéra Comique et au Théâtre Impérial de Compiègne, spectacle pour lequel elle a obtenu un immense succès et est revenue pour réaliser, en janvier 2011 pour l'EIC, une version jeune public du Sacre du Printemps à la Cité de la Musique de Paris.

Emmanuelle Cordoliani assure la conception d'une série de concerts consacrés à des œuvres de Léonard Bernstein pour l'Orchestre de Paris avec les JMF, Salle Pleyel, en mai 2011 et revient pour l'Orchestre de Paris, à l'automne 2011, pour y concevoir et réaliser deux spectacles autour de compositeurs et de leurs œuvres, programmées par l'Orchestre.
Emmanuelle revient aussi avec l'EIC, la saison prochaine (2011 / 2012), pour deux spectacles à la Cité de la Musique : De mémoire de clarinette (janvier 2012), puis Le Mystère du Gougalon : une enquête de Monsieur Victor (mars 2012).

Emmanuelle assurera la création de nouvelles mises en scène du Conte Ory de Rossini à Varna (Bulgarie) pour l'automne 2011 et, en octobre 2013, de Fortunio de Messager pour le Grand Théâtre de Limoges…

AVRIL 2011
BIOGRAPHIE
Emmanuelle CORDOLIANI  METTEUR EN SCENE